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Découvrir tous les secrets de la mosaïque de Saint Romain en Gal.

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Cette fiche vous fait remonter au temps de l’Antiquité Gallo-Romaine et vous dévoile tous les secrets de la mosaïque de Saint Romain en Gal.

Les enfants pourront se familiariser avec la technique de la mosaïque. L’œuvre, sa signification et l’agriculture de l’époque n’auront plus aucun secret pour les enfants ! Laissez les enfants se glisser dans la peau des artistes Romains !

 

Période historique : L’Antiquité gallo-romaine

 

La mosaïque de Saint Romain en Gal. Cette très belle mosaïque a été découverte en 1891 sur les bords du Rhône à St Romain-en-Gal, près de Vienne. Exposée au musée du Louvre jusqu'en en 1935 puis au musée de St Germain-en-Laye. A l'origine, elle mesurait 8. 86 m x 4.48 m et était constituée de 40 tableaux, il n'en reste que 27 aujourd'hui qui ont été restaurés.

Contexte et analyse de l'œuvre

Le contexte

En 52 avant JC, les Romains s’installent en Gaule et essaient progressivement de faire accepter leur présence aux Gaulois. Comment ? En dominant militairement bien sûr, mais surtout en leur faisant découvrir la richesse de leur culture et la diversité de leurs arts.
L’art de la mosaïque s’impose donc petit à petit en Gaule. Sa technique, parfaitement maîtrisée par les mosaïstes romains et en continuelle évolution, séduit les « artistes locaux gaulois » au fil des siècles. À leur tour, ils s’inspirent des mosaïques romaines, ou grecques, pour réaliser des œuvres pérennes, toutes aussi raffinées. La nouvelle civilisation « gallo-romaine » voit le jour au cœur de la Gaule…

Ainsi, au début du IIIe siècle, sur les bords du Rhône à Saint-Romain-en-Gal, des mosaïstes de la ville de Vienne réalisent une magnifique mosaïque ayant pour thème le calendrier agricole. Une copie aussi fidèle que parfaite d’une œuvre romaine bien spécifique et dont seulement deux autres "exemplaires" traitant du même thème existent à travers le monde…

 

L'analyse de l'œuvre

1. En termes de forme
Exposée au Musée de St Germain-en-Laye (Île-de-France), la mosaïque du calendrier agricole du site de Saint-Romain-en-Gal (Rhône) a été découverte en 1891. Elle ornait le sol d’une riche villa d’un quartier résidentiel de l’époque. C’est ce que l’on appelle une mosaïque de pavement.
Cette mosaïque se composait de 40 tableaux. Actuellement, 27 sont visibles. 4 d’entre eux, situés à l’extrémité sud de la mosaïque, ont été endommagés lors d’un incendie. 

Format original : 8,86 m x 4,48 m.

Le thème du calendrier agricole n’est pas traité fréquemment par les mosaïstes. D’ailleurs, seules deux autres mosaïques dans l’esprit de celle de Saint-Romain-en-Gal ont été découvertes :

  • En Tunisie, à El-Jem.
  • En Libye, à Zliten.

La mosaïque de Saint-Romain-en-Gal est celle qui compte le nombre le plus important de tableaux.

 

2. En termes de technique
La mosaïque du calendrier agricole a été composée à partir de tesselles qui sont de petits morceaux taillés dans de la pâte de verre, du marbre et du calcaire. Les tesselles formant les différents tableaux des saisons font 3 à 5 mm de côté. Celles constitutives du fond de la mosaïque sont légèrement plus grosses, avec une taille d’1 cm de côté. Pour l’assemblage, les tesselles sont insérées les unes après les autres dans du mortier frais.
Le tour de la mosaïque est constitué d’une double bordure particulièrement esthétique et travaillée. La première, fine et soignée, se compose d’une frise de perles et pirouettes, inconnue dans les mosaïques viennoises. La seconde, plus large, se présente sous la forme d’une arabesque végétale polychrome. On retrouve ici la feuille d’acanthe, longue et découpée, typique de la région Rhône-Alpes.
Enfin, les différents tableaux sont à leur tour séparés par une bordure ornementale représentant une tresse, formée de grains sphériques et de petits disques bombés au milieu.
Côté couleurs, on observe essentiellement des dégradés de rouge, ocre, orange, jaune… Une palette de coloris renvoyant à la "terre" et à son travail par extension.

 

3. En termes de signification
La mosaïque du calendrier agricole de Saint-Romain-en-Gal s’organise autour de panneaux figurant les 4 saisons. Pour sa "lecture", il faut commencer par le centre, avec les 4 tableaux figurant les 4 saisons.
Chaque saison est personnifiée par un ange moqueur et aux bonnes joues, appelé "putto", qui chevauche un animal sauvage différent :

  • L’hiver est à dos de sanglier et regarde vers le Nord.
  • Le printemps, bien installé sur un taureau, regarde vers le Sud.
  • L’été chevauche un lion et est orienté vers le Sud.
  • L’automne, sur un tigre, le regard tourné vers le Nord.

Autour de chaque panneau saisonnier se déploient 7 autres tableaux :

  • Pour l’hiver
         • Les semailles des fèves
         • La meule à grain
         • Le transport du fumier
         • Le four à pain
         • Le sacrifice aux Lares
         • Le tressage des paniers
         • La fête des morts (Parentalia, du 13 au 21 février)
  • Pour le printemps
         • Le retour des cigognes
         • La greffe des arbres
    + 5 tableaux disparus
  • Pour l’été
         • La sacrifice à Taranis
         • Le lanceur de javelot
         • Le ramassage du bois
    + 4 tableaux disparus
  • Pour l’automne
         • La cueillette des pommes
         • Les vendanges
         • Le foulage du raisin
         • Les labours et les semailles
         • Le poissage des jarres à huile
         • La cueillette des olives
         • Le pressage des olives

Enfin, aux deux extrémités nord et sud de la mosaïque, on trouve 4 autres tableaux. Manquants côté sud, les 4 tableaux de l’extrémité nord représentent des têtes et culots de plantes pour signifier le printemps et l’été.

 

4. En termes d'usage
Loin des images mythologiques et des natures mortes que l’on trouve habituellement à cette époque dans les mosaïques de pavement, le thème agricole de la mosaïque de Saint-Romain-en-Gal détonne par son côté rustique et atypique.
En fait, cette mosaïque met en image de manière efficace et originale les grandes fêtes religieuses, les activités quotidiennes et agricoles. Loin de la recherche de l’idéal grec, les mosaïstes ont ici cherché à représenter le plus fidèlement possible la simplicité du monde de tous les jours. On parle d’art "plébéien", c’est-à-dire qui met en scène le peuple, mais sous un angle avant tout pittoresque.
De quoi prôner le travail agricole et glorifier la puissance divine à travers ses rituels religieux…

1 - Les objectifs pédagogiques : enfants de 2 à 6 ans

Matériels :

  • Papier dessin blanc à grain « C » à grain® 180 g/m2
  • Papier lisse couleur Vivaldi® 240 g/m2
  • Ciseaux
  • Colle

 

Les objectifs :

  • Améliorer l’habileté manuelle et la latéralisation (gauche/droite)
  • Réaliser une production personnelle unique et originale, en se familiarisant avec les lettres de son prénom

 

Le mode opératoire :

 

Faites découper des carrés et triangles de papier de couleur aux enfants. Pour les aider un peu, vous pouvez, au préalable, tracer quelques lignes horizontales et verticales sur les feuilles colorées. Vous leur faciliterez ainsi le découpage des "tesselles" grâce au quadrillage.

Montrez à chaque enfant, le modèle de son prénom et demandez-lui de reconstituer les lettres sous forme de mosaïque, à partir des carrés et triangles de papier.
Pour enrichir l’exercice, vous pouvez compléter la consigne en demandant aux enfants d’alterner les couleurs ou les formes des tesselles de papier.

2 - Les objectifs pédagogiques : enfants de 7 à 11 ans

Matériels :

  • Papier lisse couleur Vivaldi® 120 g/m2
  • Papier dessin blanc à grain « C » à grain® 180 g/m2
  • Crayon à papier
  • Ciseaux
  • Colle

 

Les objectifs :

  • Développer la créativité et la précision dans l’effort de composition
  • Aborder la technique de contraste par la couleur, le fond et la forme

 

Le mode opératoire :

Faites choisir un animal à chacun de vos enfants. Vous pouvez leur donner quelques idées : un chien, un chat, un dauphin…

Pour les inspirer, faites circuler dans la classe plusieurs visuels de rosaces issues de différentes sources (Internet, l’église de votre village…).

Faites-leur ensuite découper des carrés et triangles de papier de couleur et proposez-leur de les coller sur une feuille de papier blanc pour reconstituer l’animal choisi. Ils peuvent préalablement tracer les contours de l’animal au crayon à papier.

Veillez à leur expliquer la notion de contraste et à leur faire cerner la forme de l’animal par une bordure de carrés d’une autre couleur que le reste de la mosaïque.