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Pourquoi mixer les techniques ? Exemple concret pour dessiner une nature morte.

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Du dessin original jusqu'à la pose des dernières couches de peinture, le processus créatif engage différentes techniques.

Mise en application sur le papier Canson Mixed Media Essentia…

1. Ici, la base de la composition a été faite avec des crayons, du fusain et de la sanguine.

 

2. Ensuite, grâce à l'aquarelle, un fond Ocre/Terre de Sienne a unifié l'ensemble de la composition ( on peut distinguer encore cette étape en bas à gauche). De nouveau, des teintes aquarellées ont mis en valeur la table, le pichet et le linge. Celui-ci est recouvert initialement d'un bleu tirant sur le vert pour lui donner de la profondeur.

 

3. La draperie verte, à droite, a été créée avec des feutres aquarellables en humidifiant plus ou moins à certains endroits. Les fruits sont finement colorés avec précision grâce aux deux pointes du feutre utilisé (ici, il s’agit des Lyra Aquabrush Duo) : l'association de jaune et d'orange permet de créer du volume. Astuce: on notera l'emploi du fusain par dessus le tissu vert une fois sec afin d'augmenter les reliefs des plis.

 

4. L'étape importante est celle de la pose d'une peinture blanche acrylique sur le fond et sur le linge. Ainsi, des transparences vont nourrir la qualité picturale des éléments. Ils vont « vibrer » et gagner en intensité.
 

Conseil : lorsque vous devez traiter un sujet clair, n’hésitez pas à déposer des teintes plus foncées en amont, elles donneront de la puissance au résultat final. Une couche de blanc résonnera différemment sur une surface vierge ou colorée ; à vous d'associer grâce à l'aquarelle d'abord et l'acrylique ensuite, les meilleurs effets souhaités.

« Le truc en + » 

Une fois les surfaces blanches sèches, il est possible de rajouter de l'aquarelle qui agira comme un glacis*.

 

*Qu'est ce qu'un Glacis : c'est une couche maigre transparente sur une couche grasse sèche. Le glacis agit comme un verre coloré en modifiant la teinte antérieure sans en altérer la matière. Cela permet de conserver la texture initiale et de jouer sur les transparences de la lumière et des ombres.

 

 

Texte de Dominique Pascaud, diplômé des Beaux-arts de Paris et Licencié d'arts plastiques à Bordeaux, auteur de "Aquarelle, je me lance" et "Peindre les oiseaux à l'aquarelle" aux Éditions Massin.